Les Cavaliers Des Trois Palétuviers - Ils ne savaient pas que c'était impossible alors ils l'ont fait...
RSS

Articles récents

Aurores boréales chez les Sames, autour du jeu d'échecs
Les Cavaliers des Trois Palétuviers aux Emirats Arabes Unis
8 mars 2016 : Journée internationale des femmes Les féminines à l'honneur sur l'échiquier de Trois Palétuviers
Open à Kourou et découvertes à Cacao
Arrivée à Oulan Bator et rencontre échiquéenne

Catégories

Actu
Exclusivité
Flash Info
Nouveautés
Pédagogie
Publications
fourni par

Actu'

Retour d'Indonésie

Prise par mes études (et oui, c’est la période des examens en France comme en Italie), je n’ai pas encore pris le temps de raconter mon expérience en Indonésie. Voilà donc un petit reportage de mon séjour de neuf jours dans le pays aux 17 000 îles. 
J’avais déjà eu la chance grâce au CTP de partir loin de mon Europe natale. Mais je n’avais jamais pris la direction du levant. Et à ma grande surprise, ça n’a rien à voir. Evidemment, je m’attendais à être dépaysée : l’Asie n’est comparable à aucun autre continent et cet immense territoire a lui-même des disparités infinies. Non, je voulais parler du décalage horaire. Les six heures de jetlag ont eu raison de moi et… je n’ai pas été la seule victime: mes coéquipières aussi en ont souffert, et n’ont jamais vraiment réussi à s’acclimater. 
Mais c’est un détail, évidemment, car à côté de notre résultat médiocre, il y eut une expérience inoubliable. D’abord, une ville insondable, incontrôlable, où les familles montent à quatre sur une moto, sans casque, où les centres commerciaux immenses ont remplacé les parcs et jardins publics, où tous les bâtiments ont une dimension colossale. Et puis, des Indonésiens d’une gentillesse et d’une générosité sans pareil. Nous avons été reçues divinement bien, par les organisateurs d’abord et par les joueuses elles-mêmes ensuite. Les jeunes filles, à qui on rendait quelques années, nous ont accueillies à bras ouverts. Dès la fin des parties, on oubliait la compétition et on se racontait nos vies, forcément, bien différentes. 
L’organisation de cette compétition a été possible grâce à plusieurs acteurs : d’un côté, l’Utut Adianto Chess School de Bekasi où s’entraînent quelques jeunes espoirs. Ils deviendront tous, sans doute, de très forts joueurs professionnels. La structure qui les héberge s’emploie à leur donner les meilleures conditions pour étudier et s’épanouir. De l’autre, il y avait la MI Sophie Milliet, convertie en organisatrice-coach-joueuse pour l’occasion (tout ça) qui a su composer son équipe et orchestrer les détails techniques côté français. 
Bref, je me rends compte que j’ai très peu parlé d’échecs. Mais est-ce si important ? Car ce qu’on retient, ce ne sont ni les points Elo perdus ou gagnés, ni les déceptions ou les gaffes, mais bel et bien l’incroyable échange de culture qu’a permis encore une fois, le jeu d’échecs.   
Assistant de création de site fourni par  Vistaprint